Aller au contenu principal
Bonne pratique

Affirmer ses valeurs RSE en temps de crise

Exemplarité des dirigeants, protection des salariés, solidarité avec les plus vulnérables, dialogue social avec le personnel et avec ses parties prenantes… la crise du Covid-19 a mis en exergue le rôle majeur de la RSE comme de l’entreprise à mission.

C’est donc tout naturellement que la plateforme RSE de la métropole nantaise s’intéresse à l’impact sur les entreprises de cette crise sans précédent, en recueillant quelques bonnes pratiques pour les partager.

Quelques mots sur l’entreprise

Organisme paritaire de sécurité sociale, la CNIEG* gère notamment les retraites des 170 000 pensionné(e)s et 150 000 affilié(e)s, salarié(e)s de la branche des industries Électriques et Gazières. Principalement basée à Nantes, elle regroupe 174 collaborateurs.

Dans une démarche d’entreprise libérée, cette caisse de retraite nationale ouvre des partenariats avec des grandes écoles, l’éco-système du digital nantais et le réseau des Dirigeants Responsables de l’Ouest.

*Caisse Nationale des Industries Electriques et Gazières

Quelle organisation pendant le confinement ?

Comme beaucoup d’entreprises, la CNIEG a dû faire preuve d’agilité et trouver des solutions rapidement pour assurer une continuité de service et permettre aux employé.e.s de travailler dans les meilleures conditions. Une cellule de crise**, déjà constituée dans le cadre du plan de continuité d’activité, s’est réunie quelques jours auparavant le confinement pour anticiper les mesures à prendre.

** composée de cadres des différents métiers et fonctions supports de l’entreprise

Mise en sécurité de toutes et tous

La mise en sécurité des 174 salarié.e.s était la priorité numéro un. À ce titre, l’entreprise a fermé ses sites nantais (site principal) et parisien et tous les collaborateur.rice.s ont été mis sous le statut de télétravail.

Ensuite, l’exigence professionnelle était de maintenir en temps et en heure le paiement des pensions et d’assurer a minima le « contact client ». Par exemple, une messagerie vocale a temporairement été mise en place, le temps que les informaticiens adaptent une solution technique pour que les appels téléphoniques puissent être pris en charge à distance.

S’assurer du bien-être de toutes et tous

Autre préoccupation de la Direction : le bien-être (matériel, organisationnel, psychologique…) des employé.e.s dans ces conditions particulières de confinement.

Après un recensement des besoins individuels, ceux qui le souhaitaient ont par exemple, pu récupérer le matériel nécessaire (unité centrale, écran, chaise de bureau…). D’autres, quant à eux, ont pu bénéficier de formations en ligne sur des logiciels bureautiques et de travail collaboratif.

Mais le vrai leitmotiv a été le maintien du lien social. Différentes actions ont été mises en place en ce sens : espaces de discussion sur Teams, visios-conférences avec le Directeur Nicolas Mitjavile, sur les enjeux et les modalités de fonctionnement de l’entreprise, ou encore diffusion d’une newsletter quotidienne avec notamment une mise en exergue d’un collaborateur sur sa vie de confiné.

Les salariés(es) ont également pu s’exprimer au travers de 3 baromètres sociaux :

  • en début de confinement pour prendre en compte les attentes professionnelles et personnelles,
  • puis mi avril pour préciser des besoins éventuels
  • et début mai pour préparer le déconfinement. proposer des idées ou encore exprimer ses inquiétudes suivant sa situation familiale.

Cela a permis :

  • d’identifier les personnes isolées et de les aider à surmonter leurs difficultés
  • d’ajuster les mesures prises par la cellule de crise au plus près des réalités du terrain.

Reprise dactivité

Le retour à la « normale », complexe à organiser, induit que chacun se sente à l’aise dans un réaménagement de postes. Un protocole qui recense les bonnes pratiques est donc essentiel pour accueillir les salariés sur site, en respectant les règles sanitaires strictes.

« L’après », s’est construit dans une étroite coopération entre la cellule de crise, le groupe de travail déconfinement mis en place en amont du 11 mai, le CSE et l’ensemble des collaborateurs.

Assurer cette période transitoire avec un mix entre équipes sur site et à distance pendant une période inconnue est un défi de cohésion !

Prise de recul

S’il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions, on peut déjà affirmer que la CNIEG a pleinement vécu son engagement d’entreprise libérée et responsabilisante. Le confinement a rappelé l’importance du dialogue social et de la protection des salarié.e.s. De même, cette période a également renforcé la confiance mutuelle entre la Direction et des collaborateur.rice.s et révélé une autonomie naturelle et un sens collectif des responsabilités de chacun.e.

Enfin, ce télétravail « de fait » a amorcé une réflexion plus profonde sur l’organisation au global quant à l’équipement matériel ou à la politique RH… Cet événement inédit va certainement accélérer le développement pour tous et toutes du travail à distance et permettre de mener une réflexion sur le sens du travail fortement réinterrogé aujourd’hui.

Contact et coordonnées
Samuel LANDIER

20 Rue des Français Libres
44200 Nantes

En vous inscrivant recevez toutes nos actualités